Axes principaux
1.1. Thématiques de recherche sur trente ans, de 1983 à 2013
Une dualité en forme de tension traverse l’ensemble des travaux de recherche depuis leur origine : entre un modèle théorique qui n’a jamais été renié, l’actionnalisme, et une approche institutionnaliste. Mes travaux se situent dans la lignée durkheimienne mais d’un durkheimisme revu et corrigé par l’actionnalisme. Ils sont aussi l’inverse, un actionnalisme corrigé par une relecture de Durkheim et des durkheimiens.
Durant les quinze dernières années, les recherches se sont précisées et des thématiques secondaires de recherche sont apparues, même si deux axes principaux structurent l’ensemble des recherches : le thème des modes ou des conditions de vie quotidienne et la sociologie de l’environnement. Les trois thèmes plus secondaires sont la méthodologie de la recherche, les institutions associatives, et l’histoire de la pensée.
1.1.1. Les deux axes principaux de recherche
A. Vie quotidienne, modes et genres de vie, conditions de vie
Si les premières recherches (thèse de troisième cycle) portaient sur le mouvement écologiste, des travaux sur la vie quotidienne ont été menés en parallèle et se concrétisent par des publications de textes où la vie personnelle est située dans les cadres tant symboliques que matériels, morphologiques, au sens durkheimien du terme. Progressivement, le souci de mesure, notamment des formes par lesquelles l’acteur peut échapper aux déterminations sociales et positionnelles les plus contraignantes, laisse place à un regard plus anthropologique. Voir, dans la liste des travaux, les publications suivantes :
L’acteur et le système des positions de classe ;
Du point de vue du vécu, ethnologie d’un quartier de culture orale ;
Les effets démographiques et sociaux du développement urbain du point de vue de la vie quotidienne ;
Les tensions temporelles de la vie quotidienne dans quelques textes ;
La quotidienneté entre tension et ennui, replis existentiels et vulnérabilité ordinaire ;
La nécessaire redécouverte de la morphostructure sociale pour l’analyse sociologique en général et pour l’étude de la vulnérabilité en particulier ;
Un éclairage socio-anthropologique sur la vie quotidienne : automatismes routines et éligibilité.
B. Environnement et socioécologie
Ce champ, devenu très à la mode récemment, a été investi dès la fin des années 1970 en tant qu’étudiant (mémoire de maîtrise sur l’agriculture biologique à l’université de Paris-Nanterre) puis de 1980 à 1985, pour la thèse de troisième cycle. Il a été d’emblée étudié depuis la double perspective du vécu et de l’institué (acteurs habitants et systèmes de domination) et dans différents secteurs : industrie, consommation, ruralité, urbanité, etc. Différentes recherches sont réalisées plus récemment sur les littoraux et la transition écologique. Voir, dans la liste des travaux, les publications suivantes :
Le temps et l’espace de la maison solaire ;
Une interprétation sociologique de l’action technocratique ;
Les origines du programme électronucléaire français ;
Les technologies socioculturelles de domination ;
Les paysages urbains rationalisés et le zonage aux origines de la circulation ;
Les acteurs locaux face au changement climatique.