Travaux de recherche en cours

Les travaux actuels portent surtout sur les formes de l’affaiblissement institutionnel -dont une des figures est le déclin de l’humanisme- et sur l’examen des logiques d’action structurant les milieux naturels ou artificiels. Les deux plans de recherche se rejoignent et s’articulent dans le programme exposé à la suite.

1.3.1. Les formes de l’affaiblissement institutionnel

A tous les niveaux de la réalité sociale, ce qui oriente, coordonne, sanctionne et fait changer l’action dépend du mode d’existence des institutions. Ces dernières spécifient sociologiquement l’humain et forment anthropologiquement les garants de la cohésion sociale. Mais les tendances avérées à la désymbolisation et à l’affaiblissement institutionnel mettent à mal le rapport aux normes qui, finalement, constituent le cadre sédimenté des rapports sociaux et les bases de « l’assiette morale » des personnes.

1.3.2. La dimension sociale des risques technoscientifiques ; la dimension spatiale des dégradations et des menaces environnementales

Cette recherche comporte trois volets. Le premier vise à comprendre le fondement technoscientifique des dégradations environnementales, qui continuent d’augmenter en dépit du consensus sur l’exigence de protection écologique dans « l’opinion publique », et à chercher les nombreux cas d’inadaptation de l’axiomatique du risque à l’examen des menaces, désastres et formes de vulnérabilité humaine.
Le deuxième volet traite des acteurs et des conséquences écologiques du développement urbain : de la relation entre les évolutions des espaces considérés comme cadre de vie et les formes de la vie quotidienne.
Enfin, dans le prolongement d’une étude déjà réalisée sur la représentation des risques (asphaltage, inondations, pollutions, éboulements et submersions) par les maires des communes du littoral, on cherche à comprendre comment certains territoires, plutôt ruraux et périphériques, concentrent une large partie des dégradations et des menaces environnementales souvent produites ailleurs, dans les systèmes urbains, en « amont » des bassins versants et de la temporalité des processus bio-socio-humains. Différents rapports et articles ont déjà été publiés et les recherches récentes sur le projet Inter-reg franco-britannique « LIttoraux et Changements COtiers – LIving with a Changing COastline » (LICCO, financement européen) s’inscrivent dans ce cadre.